Alceste Campriani, Vue du temple de Poséidon à Paestum
Alceste Campriani (1848-1933)

Vue du temple de Poséidon à Paestum, 1885-1890

Huile sur panneau, H. 0.19 m ; L. 0.34 m

Signé en bas à droite : A. Campriani Pesto

Inscription en bas à gauche : Souvenir de Pesto

Provenance : Collection privée, France

Originaire de la région d’Ombrie, la famille du peintre s’installe à Naples en 1861. Entre 1862 et 1869, Campriani se forme à l’Académie des beaux-arts de Naples, où il se lie d’amitié avec Vincenzo Gemito, Antonio Mancini et Giuseppe De Nittis.

Après des débuts naturalistes, Campriani s’oriente, avec De Nittis, Federico Rossano et Marco de Gregorio, vers l’École de Resina (1), qui s’est formée en 1863 autour du peintre, sculpteur et critique italien Adriano Ceccioni. Ce courant anti-académique se tourne vers l’immédiateté de la vie quotidienne et son réalisme lumineux du plein air est proche de l’esthétique des Macchiaioli.

Giuseppe De Nittis, qui s’était installé à Paris, le met en contact avec le marchand Alphonse Goupil. Dans un premier temps, Campriani travaille chez Goupil pendant 11 mois. Ensuite, entre 1870 et 1884, le peintre lui livre d’une manière exclusive toutes ses œuvres, vendues par Goupil en France, en Belgique et en Amérique. Plus tard, Campriani enseigne à l’Académie de Naples et il dirige, de 1911 à 1921, l’Académie de Beaux-Arts de Lucques.

Situé à une centaine de kilomètres au sud de Naples, Paestum était une colonie grecque fondée en 600 av. J.-C. Il s’agit de l’un des plus vastes sites archéologiques d’Italie du sud, permettant d’admirer divers vestiges monumentaux, notamment trois temples. Campriani représente ici vraisemblablement le second temple d’Héra, dit « temple de Poséidon », construit vers 450 av. J.-C.

  1. La ville de Resina, en banlieue de Naples, a été rebaptisée Ercolano en 1969, en référence à la cité romaine antique de Herculanum dont les ruines se trouvent sur son territoire communal.[]
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